Archive pour les gens

Guillaume

Quand je vais à la capitale, j’en profite pour aller voir des expositions et des spectacles. En effet, une foule de gens de talent se produisent dans des petites salles et le bouche à oreille est leur unique publicité. Mon dernier article est l’occasion de rajouter le lien du blog de Guillaume Meurice, jeune humoriste assez noir, dont j’adore les chroniques sur la société et la belle écriture.

Si vous passez par Paris, allez le voir.

Il publie également un recueil de chroniques, préfacé par François Morel et illustré par Babouse, qui devrait sortir bientôt.

On peut rire de tout, du moment que c’est avec talent.

affiche du spectacle

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flash back

Pour me vider la tête il y a la course à pied. Un autre moyen est le jardinage. Depuis qu’il fait beau je passe beaucoup de temps dans le jardin à préparer le sol. Avec les pluies abondantes, l’herbe a tout envahi et évidemment notre tracteur-tondeuse est en panne. Le coupe-bordure ne veut plus démarrer. En attendant mieux j’ai acheté une tondeuse à main qui me permettra de conserver en bon état les allées du jardin. Une bonne partie de l’herbe est “tondue” par les oies, mais je ne les laisse pas  venir vers la maison et le jardin.
Les orties ont commencé à envahir une partie du jardin du côté du champs, j’ai donc commencé par ce côté. Après quelques soirées, le jardin est plus net, mais il reste encore beaucoup à faire. J’ai dédié mon grand composteur aux mauvaises herbes car j’en ai acheté un plus petit en bois qui est bien suffisant. Le grand composteur déborde déjà.

Samedi soir j’ai passé plus de deux heures à arracher les orties et les mauvaises herbes, jusqu’à ce que la pluie commence à tomber. je pensais à une veille dame pour qui cultiver ses légumes était une nécessité et qui allait “retourner à la terre”. Mes souvenirs remontent à la surface, la vieille 2CV, le grand jardin, les expressions comme “tuer la chandelle” ou “prendre la beurouette” (la brouette), le fameux “ça ne pousse pas tout seul !” et toujours une plaisanterie dans sa musette. Puis lors du veuvage “aujourd’hui je suis entourée mais demain il n’y aura plus personne” et la saleté de maladie qui fait perdre la tête petit à petit.

Je voudrais que mon jardin soit beau, rien que pour lui faire plaisir. Je l’imagine, là-haut, rouspéter contre tout cet espace gâché, elle qui a toujours compté le moindre sou. Cette pensée me booste, et à la fin du week end le jardin a déjà une autre allure.

Cela ne change rien, la grande faucheuse est passée et ma grand-mère va pouvoir se reposer près des siens. D’ailleurs la faux est un outils paysan, tout nous ramène à la terre finalement.

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un petit brin de bonheur

Pour le premier mai, j’ai posé une journée de congés. 4 jours où je pensais profiter de mes filles, mais l’une d’elle est repartie dimanche.

Je pensais courir un peu mais une douleur au genou m’a obligé à renoncer. Je vais devoir passer voir mon médecin pour savoir ce que j’ai et surtout savoir si je vais pouvoir continuer la course à pied. C’est dommage car j’étais motivée et je commençais à me sentir bien.

Nous avons eu des orages et des vents violents qui ont causé des coupures de courant. J’ai une collègue qui est encore privée d’électricité, avec deux jeunes enfants. Chez nous la coupure n’a duré qu’une nuit.

Un collègue et voisin est venu m’apporter un gros morceau de citrouille. Je l’ai épluché et fait un flan, une soupe et le reste est au congélateur. Avec la citrouille, j’ai reçu un brin de muguet, porte bonheur qui m’a fait très plaisir.

La douleur au genou a fini par s’estomper alors j’en ai profité pour préparer un bout de jardin. Avec la pluie des derniers jours, la terre est meuble et je n’ai pas trop peiné. Ensuite j’ai arraché quelques orties qui envahissaient la pelouse, retirant en même temps de longues racines. J’ai retrouvé une petite fougère que je croyais perdue mais la nature est coriace, heureusement. Ce petit coin est parfait, humide et ombragé, il devrait convenir au petit plan de muguet que m’ont offert  mon mari et mes filles.

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vacances capitales

La ville me manque, ses facilités, les sorties, les restaurants … Ici il faut tout programmer, même une séance de cinéma devient une  expédition qu’il faut minuter avec les animaux et le temps de trajet. Tout ce qui est intéressant passe par Paris ou les grandes villes : les expositions, les spectacles. Depuis que je vis à la campagne j’ai l’impression de passer à côté de tout ce qui donne un peu de sel à la vie de tout les jours, restant cantonnée au rythme maison – boulot – animaux – travaux – jardin.

Alors forcément, pendant cette petite semaine de vacances, j’ai bien profité des commodités de la ville. Métro, spectacles, musées, restaurants, tout y est passé. Quel bonheur de voir un spectacle dans une toute petite salle, être toujours proche de la scène et des artistes, sans avoir des heures d’attentes dans une file interminable.

Nous avons profité des avantages de la grande ville avec tous les plaisirs qui vont avec : bousculades dans le métro, escaliers, marche rapide, billets qui se démagnétisent,  mendiants, fausses sourdes muettes, présence de picpockets, marchands de souvenirs, sacs oubliés sur les quais, trains en retard, bruit du trafic la nuit … tout ce qui fait le quotidien des parisiens. Pendant un spectacle, une personne a fait un malaise; dans un musée, une dame s’est cognée le nez contre une vitrine en verre … Il parait que le parisien n’est pas accueillant et pourtant, nous avons toujours été bien reçus, autant dans les restaurants, les salles de musées qu’aux spectacles. Dans le métro, un couple de touristes avec deux jeunes enfants et chargé de valises nous a chaudement remercié quand nous nous sommes mis à plusieurs pour éviter que le sac à dos de la dame ne finisse broyé par la porte qui tentait de se refermer.

On s’habitue très vite à passer une heure entre le RER et le métro, les gens somnolent, lisent ou font des mots fléchés, des femmes se maquillent, chacun gère ce temps comme il peut pour ne pas le perdre.

En rentrant à la maison, nous découvrons quelques toiles mais ce ne sont pas des oeuvres d’art, juste quelques araignées qui ont pris possession des lieux. Nos animaux vont bien, notre “gardien” arrivé juste après nous nous fait un résumé de leurs dernières petites manies. Dans le jardin, les fleurs ont poussé, l’herbe aussi. Les lilas sont en fleurs. Je retrouve la maison pleine de poussière et je constate que les lutins ne sont pas venus finir les travaux pendant notre absence :-(

Ce petit intermède m’a changé les idées. La campagne c’est bien mais à forte dose, c’est oppressant. Mon travail n’est qu’à dix minutes, je peux rentrer chez moi le midi et je peux même y aller en vélo (le soir ça grimpe un peu quand même …). Quelquefois, je me dis que si je travaillais dans une ville proche, je pourrais plus facilement faire les courses et aller dans une salle de sport le midi ou le soir et je me sentirai peut-être moins déconnectée du monde. En attendant j’ai retrouvé de l’énergie pour quelques mois et je vais apprécier le calme de la campagne.

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nuit et brouillard

Décidément je n’aime pas cette saison. Le brouillard du matin et la nuit qui tombe trop vite ne donnent pas envie de mettre le nez dehors. Je ne profite des animaux que le week-end. Au travail l’ambiance n’est pas follichonne et les médias ne parlent que de restrictions. Bref, je n’ai pas vraiment de choses marrantes à raconter. A part peut-être ce coup de téléphone …

-  Allo madame campagnarde ? (petite voix de dame âgée, au moins ce n’est pas de la pub)
-  Oui, bonjour madame
-  Je m’excuse de vous déranger, il est bien à vous le petit cheval ? celui dans le champs avec l’äne ?
-  Oui
-  Alors voilà, je suis votre voisine, j’habite de l’autre côté de la route et je regarde souvent le petit cheval. Il n’est pas malade au moins ?
-  Non non, il va bien
-  Parce que je l’ai vu allongé dans le champs, ça lui est déjà arrivé. Il est allongé comme ça. Je suis inquiète, j’espère qu’il n’a rien.
-  Non non rassurez-vous, il fait ça de temps en temps, il s’allonge, il se repose mais il va bien, ne vous inquiétez pas.
-  Ah tant mieux alors. Excusez moi de vous avoir dérangée.
-  Ce n’est pas grave, merci beaucoup de votre appel. Bon après midi.
-  Au revoir madame.

Je ne savais pas que notre “petit” cheval était si populaire et qu’il faisait la joie de notre voisine. J’ai été touchée qu’elle s’inquiète et surtout qu’elle téléphone pour nous prévenir.

cheval

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